Publiée le par Lila DJAFER
Octobre rose : l'activité physique, une alliée face au cancer du sein
Le mois d'octobre est consacré à la sensibilisation au cancer du sein et à son dépistage. Le CRAN de Tassin souhaite s'associer à cette mobilisation en vous parlant d'un sujet qui nous tient à cœur : ce que l'activité physique peut apporter aux personnes concernées par cette pathologie.
Un mot sur le dépistage
Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, et le programme national de dépistage organisé s'adresse aux femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni facteur de risque particulier autre que l'âge. Il consiste en une mammographie tous les deux ans, prise en charge à 100 %. Pourtant, moins d'une femme concernée sur deux y a participé en 2024-2025. Les hommes peuvent aussi, plus rarement, être touchés. Si vous êtes concernée, ou si une proche l'est, n'hésitez pas à en parler à votre médecin.
Bouger avant la maladie : un effet de prévention
Il est prouvé que l'activité physique diminuait le risque de cancer du sein d'environ 25 %. Pratiquer régulièrement, c'est donc aussi prendre soin de sa santé en prévention.
Bouger pendant et après les traitements : des bénéfices démontrés
Contrairement à une idée reçue, le repos total n'est pas la meilleure réponse à la fatigue des traitements. L'Institut national du cancer a conclu à des bénéfices de l'activité physique pour les patients : prévention du déconditionnement physique, réduction de la fatigue, meilleure qualité de vie, meilleure tolérance des traitements, et réduction du risque de récidive.
Concrètement, l'activité physique encadré aide à :
- Lutter contre la fatigue.
- Retrouver du bien-être. Elle améliore aussi la qualité de vie, l'anxiété, le sommeil et les fonctions cognitives.
- Récupérer sur le plan physique. Pour le cancer du sein, elle améliore la récupération fonctionnelle de l'épaule après la chirurgie.
- Réduire le risque de récidive. Les études disponibles montrent une association entre l'activité physique et une moindre mortalité et un moindre risque de récidive, notamment dans le cancer du sein.
Quelle quantité d'activité ?
L'OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) recommande de limiter la sédentarité et de viser au moins 30 minutes d'activité par jour minimum. Mais pas d'inquiétude : une activité progressive, modérée au début, est présentée par les spécialistes comme le meilleur moyen de lutter contre la fatigue qui suit les traitements. L'essentiel est de commencer doucement, à son rythme, et de s'entourer de professionnels.
Un point important : en parler d'abord à son médecin
Pour une personne atteinte de cancer, l'activité doit se faire sur prescription médicale, car le médecin doit vérifier l'absence de contre-indication. Et l'activité physique adaptée est justement conçue pour s'ajuster à chaque situation : fatigue, cicatrices, mobilité de l'épaule ou du bras, etc. Parlez-en à votre équipe soignante avant de reprendre ou de commencer une activité.
Et au CRAN de Tassin ?
Au CRAN de Tassin, nous proposons des séances d’activité physique adaptée, que ce soit en prévention ou après un traitement. Ces séances s’adressent à toutes celles et ceux qui souhaitent reprendre ou commencer une activité en douceur, à leur rythme, dans un cadre bienveillant.
Si vous êtes concernée, ou si vous accompagnez une proche, n'hésitez pas à nous contacter : crangdd@le-cran.com. Nous serons heureux de vous accueillir, sans pression et à votre rythme.
Pour en savoir plus sur Octobre rose : octobre-rose.ligue-cancer.net
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